Dansla NiĂšvre, prĂšs de 12% des habitants ont reçu une premiĂšre injection. C'est plus que la moyenne nationale. C'est plus que la moyenne nationale. La rĂ©daction vous recommande BienvenueĂ NiĂšvre NumĂ©rique. Nous sommes en charge de l’amĂ©nagement numĂ©rique du dĂ©partement de la NiĂšvre. Notre objectif est de permettre aux foyers d’accĂ©der Ă  une connexion trĂšs haut dĂ©bit. Ligne trĂšs haut dĂ©bit : Tester mon Ă©ligibilitĂ©. Donnerune nouvelle lecture des paysages de la NiĂšvre en proposant diverses animations culturelles tout public et gratuites : lecture, balades, expositions, cinĂ©-rencontres, ateliers, Vay Tiền Nhanh. Cette photo d’une nourrice sur lieu », en grande tenue, est prĂ©sentĂ©e au MusĂ©e des nourrices de Alligny-en-Morvan PB L’éco-musĂ©e du Morvan est Ă©clatĂ© en sept sites. Celui qui est installĂ© depuis 2016 Ă  Alligny-en-Morvan, est dĂ©diĂ© au MusĂ©e des nourrices et des enfants de l’Assistance publique . Il retrace une histoire qui a contribuĂ© pendant plus d’un siĂšcle Ă  forger l’identitĂ© de ce massif granitique boisĂ© situĂ© pour grande partie dans la NiĂšvre. Le Morvan a, en effet, longtemps Ă©tĂ© une terre nourriciĂšre ». Avec force photos d’époque, documents d’archives, tĂ©moignages personnels, ce musĂ©e dĂ©taille l’émouvant destin des nourrices sur lieu ». C’était le nom donnĂ© aux jeunes mĂšres qui laissaient leurs bĂ©bĂ©s Ă  la garde de leur famille pour aller, Ă  Paris, allaiter ceux des familles nobles d’abord, bourgeoises ensuite. Un destin trĂšs largement partagĂ© puisque le Docteur Monot, maire de Montsauche estimait, en 1867, que trois jeunes Morvandelles sur quatre deviendraient nourrices sur lieu » ! Les candidates n’avaient aucune difficultĂ© Ă  se placer ». Si, dans le Morvan, les petits paysans propriĂ©taires constituaient la majoritĂ© de la population, les forĂȘts Ă©taient aux mains des familles nobles. Lorsque ces derniĂšres avaient besoin d’une nourrice, elles demandaient aux hommes qui travaillaient dans le bois, s’ils ne connaissaient pas une femme disponible. C’est ainsi que les nourrices morvandelles ont commencĂ© Ă  ĂȘtre apprĂ©ciĂ© », raconte Elise Allyot, responsable du MusĂ©e. Lorsque, par la suite, la bourgeoisie a demandĂ© Ă  son tour des nourrices du Morvan, plusieurs bureaux de placements ont eu pignon sur rue Ă  Paris. Leurs antennes locales prospectaient pour trouver des candidates au sĂ©jour parisien. Une vĂ©ritable industrie nourriciĂšre » s’est ainsi mise en place. Un des panneaux prĂ©sentĂ©s au MusĂ©e des nourrices affiche des statistiques aussi poignantes qu’édifiantes PB Souvent, les futures nourrices arrivaient Ă  Paris avec leur nouveau-nĂ© au bras. Montrer qu’il Ă©tait bien soignĂ©, Ă©tait un gage de la qualitĂ© » de la future nourrice. Des agents du bureau de placement appelĂ©s meneurs » se chargeaient ensuite de ramener le bĂ©bĂ© dans le Morvan. Malheureusement, ces meneurs Ă©taient parfois trĂšs nĂ©gligents. Souvent aussi, pour des raisons de rentabilitĂ©, ils entreprenaient le voyage de retour seulement lorsqu’ils avaient plusieurs enfants Ă  ramener. De ce fait, il n’était pas rare que des bĂ©bĂ©s meurent 
 Les sĂ©jours parisiens des nourrices sur lieux » pouvaient durer jusqu’à vingt mois. Il arrivait que la mĂȘme femme renouvelle l’opĂ©ration deux ou trois fois dans sa vie car cette activitĂ© Ă©tait assez bien rĂ©munĂ©rĂ©e. Parce qu’elles avaient entre leurs mains l’avenir des hĂ©ritiers de la noblesse et de la bourgeoisie, les nourrices sur lieux » bĂ©nĂ©ficiaient en effet d’un statut supĂ©rieur d’employĂ©es de maison et d’une tenue assez chic quoique trĂšs codifiĂ©e. Au prix d’un quasi enfermement de plusieurs mois dans la maison qui les employait, elles rapportaient l’argent qui manquait dans leur famille, pour la plupart assez dĂ©munies. Cette pratique, dĂ©butĂ©e vers 1830, a durĂ© jusqu’à la PremiĂšre guerre mondiale. Il n’est donc pas Ă©tonnant qu’aujourd’hui encore, il ne faille pas pousser la conversation bien loin dans le Morvan, pour que des confidences souvent touchantes viennent Ă  propos d’une aĂŻeule allĂ©e Ă  Paris. Ainsi, lors de la croisiĂšre sur le lac des Settons sur le bateau Les Settons, le pilote, Jean-Marc Mari, confie-t-il volontiers l’histoire de son aĂŻeule. Tel autre racontera comment son arriĂšre-grand-mĂšre a pu faire remplacer, Ă  son retour, le mauvais toit en chaume de la ferme par une couverture en ardoise. Tel autre encore dira l’étable supplĂ©mentaire qu’a fait construire une grand-tante. D’autres encore Ă©voqueront la douleur, transmise de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration, d’un enfant mort en bas Ăąge parce que ,sur le chemin du retour, le meneur » s’en Ă©tait mal occupĂ©. Ou, d’autres fois, parce qu’une grand-mĂšre n’avait pas bien pris soin du nouveau-nĂ© laissĂ© Ă  sa garde au pays
 > Lire aussi Autour du lac des Settons, un ocĂ©an de forĂȘts Bien sĂ»r, au fil du temps, des lĂ©gislations protectrices ont Ă©tĂ© votĂ©es, mais elles n’ont pas forcĂ©ment Ă©tĂ© respectĂ©es. Ainsi, en a-t-il Ă©tĂ© de la loi de 1874 qui interdisait aux femmes de partir avant que leurs nourrissons aient atteint l’ñge de sept mois
 La demande Ă©tant forte et , dans le Morvan, le besoin d’argent pressant, les habitudes anciennes avaient la vie dure, mĂȘme quand elles Ă©taient nĂ©fastes. Dans ce pays trĂšs pauvre, il fallait absolument trouver d’autres sources de revenus », insiste Elise Allyot , responsable du musĂ©e. Martine Chalandre, prĂ©sidente de l’Association des amis du musĂ©e, ajoute Les hommes, eux aussi, partaient, mais avec leurs attelages pour faire des charrois parfois trĂšs loin. C’étaient les chauffeurs routiers de l’époque, avec leurs boeufs. Ils Ă©taient appelĂ©s Galvachers ». Au XIXe siĂšcle, lorsque l’usage s’est rĂ©pandu de faire prendre en charge par l’Assistance publique les enfants abandonnĂ©s dans les hĂŽpitaux ou trouvĂ©s sur la voie publique, les familles du Morvan ont de nouveau Ă©tĂ© sollicitĂ©es. Elles ont accueilli trĂšs volontiers ces petits Paris » -parmi eux, l’écrivain Jean Genet- car l’argent rapportĂ© par leur garde constituait une alternative pour les femmes qui ne voulaient pas partir Ă  Paris. Dans les fermes qui manquaient de bras, ces petits Paris » constituaient aussi une main d’oeuvre gratuite et, il faut bien le dire, pas toujours bien traitĂ©e. Cette pratique a durĂ© jusque dans les annĂ©es 1960. Elle a, Ă  certaines pĂ©riodes, Ă©tĂ© massive. Ainsi, entre 1807 et 1891, 46700 enfants auraient ainsi Ă©tĂ© placĂ©s dans le Morvan. Parmi eux, 36600 auraient survĂ©cu !!!!, explique un panneau du musĂ©e. Plus de la moitiĂ© » d’entre eux seraient, une fois adultes, restĂ©s dans le Morvan, pour y travailler et y faire souche. Cette relation entre Paris et le Morvan est ancienne. Elle est nĂ©e du flottage des bois du Morvan qui, pendant plusieurs siĂšcles, ont servi Ă  chauffer la capitale. Tout une Ă©conomie s’était mis en place autour de cette activitĂ©, qui employait les hommes mais aussi des enfants », rappelle Elise Allyot, la responsable du musĂ©e, prompte Ă  mettre l’histoire locale en regard des Ă©volutions de la sociĂ©tĂ© et de l’administration publique. Le cafĂ© du MusĂ©e propose un excellents crapiau, LA spĂ©cialitĂ© locale Photo MusĂ©e des nourrices Si l’on se donne le temps de visiter ce musĂ©e, on ne pourra qu’ĂȘtre Ă©mu par l’histoire de ces nourrices morvandelles et aussi celle, encore plus poignante, de ces petits Paris ». La visite terminĂ©e, on pourra s’offrir un livre ou quelques produits locaux Ă  la boutique-librairie. Ou se restaurer sur place. En effet, pensĂ© comme une vĂ©ritable maison, ce musĂ©e hĂ©berge en son sein un cafĂ©-bibliothĂšque, une boutique-librairie et trois chambres d’hĂŽtes. Le CafĂ© du musĂ©e sert notamment LA spĂ©cialitĂ© locale, le crapiau ! A ne pas rater ! Cette galette salĂ©e faite de trois farines blĂ© noir, seigle et Ă©peautre et d’eau est cuite dans une poĂȘle oĂč l’on a fait revenir du lard gras puis ajoutĂ© du lard maigre. Elle est savoureuse quoiqu’un peu roborative ! Ceux qui ont envie de prolonger son sĂ©jour dans la NiĂšvre, n’ont ensuite que l’embarras du choix. HĂŽtels, gĂźtes et chambres d’hĂŽtes sont nombreux dans la rĂ©gion des Grands lacs du Morvan. Parmi les chambres d’hĂŽtes, celles il y en a trois qui jouxtent le musĂ©e sont confortables et offrent une belle vue sur les paysages verdoyants du Morvan. Evidemment, mieux vaut rĂ©server Ă  l’avance ! Bon Ă  savoir Le Guide du routard vient de publier un Guide consacrĂ© au Parc naturel rĂ©gional du Morvan. Une sĂ©lection de bonnes adresses, des coups de coeur » et en sus un plan dĂ©tachable. Une format de poche facile Ă  emporter avec soi. 128 p., 5,90 € Ă  suivre Paula Boyer ThĂšmes associĂ©s AccusĂ©s de tous les maux, interdits dans les annĂ©es 30, les cĂ©pages hybrides reviennent sur le devant de la scĂšne viticole. Un documentaire actuellement en salle, Vitis Prohibita, leur est d’ailleurs consacrĂ©. SpĂ©cificitĂ© de ces variĂ©tĂ©s rustiques, elles n’ont pas besoin des traitements phytosanitaires qui inondent les vignobles modernes. Clinton, Noah, Isabelle, Jacquez, Othello, Herbemont
 peu d’amateurs de vin connaissent ces noms de cĂ©pages. Ils ont pourtant reprĂ©sentĂ© plus d’un tiers de la surface viticole française au dĂ©but des annĂ©es 30. Faut-il libĂ©rer » ces 6 variĂ©tĂ©s interdites depuis le dĂ©but du XXe siĂšcle en Europe ? Vitis Prohibita, le documentaire du rĂ©alisateur StĂ©phan Balay, sorti en salles le 6 novembre dernier, invite Ă  se poser la question. Au-delĂ  des superbes paysages des CĂ©vennes que montre ce film, il permet de dĂ©couvrir que ces variĂ©tĂ©s, encore cultivĂ©es par quelques irrĂ©ductibles pour leur usage personnel, font l’objet de toutes les attentions dans le reste du monde ! Et pour cause, elles rĂ©sistent aux nombreuses infections oĂŻdium, mildiou, etc. qui sont le flĂ©au de nos vignes. Elles ne nĂ©cessitent donc aucun traitement phytosanitaire et, cerise sur le gĂąteau, sont mieux adaptĂ©es au changement climatique. Elles pourraient donc apporter une rĂ©ponse Ă  la problĂ©matique des pesticides, dont la viticulture moderne reste l’un des plus gros consommateurs. D’oĂč viennent donc les particularitĂ©s de ces cĂ©pages ? Tout simplement du fait que ce sont des hybrides, c’est-Ă -dire qu’ils sont issus du croisement de vignes europĂ©ennes ou vitis vinifera avec leurs cousines sauvages amĂ©ricaines. C’est d’abord grĂące Ă  ces techniques d’hybridation que notre vieux vignoble, entiĂšrement dĂ©truit par un redoutable insecte, le phylloxĂ©ra, entre 1865 et 1885, a pu survivre. Devant l’urgence, les viticulteurs ont cherchĂ© Ă  exploiter la rĂ©sistance naturelle des cĂ©pages d’outre-Atlantique en les croisant avec nos variĂ©tĂ©s europĂ©ennes afin de conserver au moins partiellement leurs saveurs. C’est ainsi que sont nĂ©s les premiers hybrides. ConsĂ©quence du succĂšs de ces expĂ©riences, des centaines de nouveaux cĂ©pages ont vu le jour, faisant bondir la production Ă  des niveaux jamais atteints. Mais avec des qualitĂ©s variables ! C’est pourquoi une autre technique est apparue pour lutter contre l’insecte ravageur celle du greffage. Il suffisait d’associer un pied de cĂ©page amĂ©ricain la partie souterraine de la plante avec son systĂšme racinaire, le porte-greffe avec des bois issus de nos vignes traditionnelles le greffon pour rĂ©soudre l’équation. Et surtout pour conserver peu ou prou les caractĂ©ristiques organoleptiques de nos cĂ©pages nobles. DĂšs lors cette technique s’est gĂ©nĂ©ralisĂ©e et elle est encore utilisĂ©e aujourd’hui dans plus de 90 % du vignoble mondial. Bien rares sont les vignes dites franc de pied » qui s’en affranchissent
 Ă  l’exception notable des variĂ©tĂ©s hybrides ! LE MÉTHANOL, PRÉTEXTE À L’INTERDICTION DES HYBRIDES Ces hybrides continuĂšrent cependant d’ĂȘtre exploitĂ©s dans les campagnes oĂč chacun produisait son propre vin Ă  partir de sa treille. Mais dans un contexte de surproduction, la rĂ©gulation du marchĂ© devenait indispensable Ă  la survie de la filiĂšre. AprĂšs un premier coup d’arrĂȘt en 1935, l’étau rĂ©glementaire sur les cĂ©pages hybrides s’est resserrĂ© dans les annĂ©es 50. Pour justifier leur interdiction, on les a accusĂ©s de tous les maux ils donnaient de mauvais vins et, pire, rendaient fou en raison de leur teneur trop Ă©levĂ©e en mĂ©thanol. Un argument aujourd’hui fortement contestĂ©, car ce composant, naturellement prĂ©sent dans tous les vins, y reste toujours bien en dessous des seuils rĂ©glementaires. Mais qui veut noyer son chien l’accuse de la rage », rappelle Vincent Pugibet, du domaine La Colombette, prĂ©sident de l’association Piwi France qui milite pour la promotion des cĂ©pages rĂ©sistants aux maladies de la vigne. Les raisons de leur interdiction sont bien moins avouables. En rĂ©alitĂ©, cette prohibition permettait aux grands bassins de production de se dĂ©barrasser de la concurrence de la viticulture paysanne, principale utilisatrice de ces variĂ©tĂ©s rustiques ». Ce n’est pas un hasard si cette Ă©volution coĂŻncide avec le dĂ©veloppement des appellations d’origine contrĂŽlĂ©e AOC/AOP, le classement hiĂ©rarchique des cĂ©pages et surtout
 l’essor de l’industrie chimique. Pour prĂ©server la puretĂ© » de nos chardonnays, merlots ou cabernets, la reproduction par voie vĂ©gĂ©tative bouturage, greffage, etc. s’est gĂ©nĂ©ralisĂ©e au dĂ©triment de la reproduction sexuĂ©e. Aujourd’hui, 190 millions de clones sont ainsi plantĂ©s chaque annĂ©e en France. C’est un peu comme si on faisait des photocopies de photocopies, au fil du temps, on finit par perdre de l’information », remarque Vincent Pugibet. Face Ă  cette consanguinitĂ© », pas Ă©tonnant que nos vignes dĂ©gĂ©nĂšrent et nĂ©cessitent toujours plus de chimie. Si bien qu’aujourd’hui, la viticulture consomme 20 % du tonnage de pesticides utilisĂ©s dans l’Hexagone, alors qu’elle ne reprĂ©sente que 3 % de la surface agricole. BERCEAU DE TOUS LES GRANDS CÉPAGES Mais tandis que la filiĂšre campe sur ses positions rigides, d’autres pays, Ă  commencer par l’Allemagne et la Suisse, mais aussi l’Italie ou l’Espagne, dĂ©veloppent depuis des annĂ©es les recherches de cĂ©pages rĂ©sistants, issus de croisements multiples. Tout comme les États-Unis, la Russie ou la Chine ! En France, force est de constater que jusqu’ici, les seules recherches expĂ©rimentales ont Ă©tĂ© plutĂŽt le fait d’initiatives Ă©manant de vignerons ou de pĂ©piniĂ©ristes. AprĂšs avoir utilisĂ© tous les moyens juridiques pour leur mettre des bĂątons dans les roues, les instituts de recherche comme l’Institut national de la recherche agronomique Inra ou l’Institut français de la vigne et du vin IFV semblent avoir pris conscience des enjeux et veulent dĂ©sormais rattraper leur retard. C’est Ă©videmment une trĂšs bonne chose », affirme Vincent Pugibet, mais ils veulent aussi garder le monopole de la recherche et les royalties qui en dĂ©coulent. La France a la chance d’ĂȘtre le berceau de tous les grands cĂ©pages cultivĂ©s aujourd’hui dans le monde. Ce n’est pas en se repliant sur soi, en interdisant toute initiative privĂ©e, qu’elle rĂ©ussira Ă  prĂ©server ce patrimoine », s’insurge-t-il. Produire des vins propres » ce que le bio, qui ne peut se passer totalement d’intrants, ne rĂ©ussit pas complĂ©tement, c’est le dĂ©fi auquel la filiĂšre est confrontĂ©e, si elle ne veut pas se faire damer le pion. Lire aussi Vins naturels – Du raisin et rien d’autre ? Vins – Les vignobles en danger en raison du changement climatique Vins naturels – La certification tourne au vinaigre Le village de Poil, dans la NiĂšvre, essaye de surfer sur son nom pour le moins Ă©tonnant pour attirer les visiteurs. Visite guidĂ©e... Par Guillaume Fournier PubliĂ© le 18 Juil 20 Ă  1103 Un panneau d’entrĂ©e dans la commune de Poil, par la rue du moulin. ©TyseriaUn hameau tranquille dans le Morvan, 155 habitants et une auberge pour seul commerce, la ville de Poil NiĂšvre pourrait ressembler Ă  n’importe quel village de la rĂ©gion
 Si son nom n’attirait pas autant l’attention !Loin du poil Ă  gratter qui dĂ©range et dĂ©mange, les quatre lettres qui constituent le nom de la commune sont une richesse. Sortir du lot » C’est sĂ»r que ça nous fait sortir du lot ! », confirme auprĂšs d’ le maire de la ville Christian Courault. Premier Ă©dile de la ville depuis 2014, il avoue ne plus faire attention Ă  cette incongruitĂ© lors de ses discussions avec les ne le remarque plus. Quand on dit qu’on a fait quelque chose Ă  Poil, ça ne choque les habitants n’y prĂȘtent plus attention, ce n’est pas le cas des 10 Ă  15 voyageurs qui viennent quotidiennement se prendre en photo devant le panneau d’entrĂ©e du village, selon les estimations de la les poilus, il faudra revenirLa ville de Poil a aussi Ă©tait victime de son succĂšs, puisque certains voyageurs trouvaient poilants de venir dĂ©rober les panneaux Ă  l’entrĂ©e du village
 Une blague rasoir pour la commune qui doit Ă  chaque fois repayer pour un nouveau le phĂ©nomĂšne semble s’ĂȘtre calmĂ© depuis quelques annĂ©es et les Pictiens ont retrouvĂ© leur tranquillitĂ©. Oui les Pictiens », ou Pixiens », et non les Poilus », car si la commune porte ce nom aujourd’hui, il n’en a pas toujours ainsi. Le nom de la commune vient du latin Pictia, ça n’a donc rien Ă  voir avec le systĂšme pilleux », dĂ©taille le maire de la en ce moment sur ActuLe nom a ensuite connu de nombreuses modifications avant de prendre sa forme ville qui attireIl n’en reste pas moins que la ville, qui fait partie de lAssociation des communes de France aux noms burlesques et chantants, attire de nombreux curieux, comme l’explique HĂ©lĂšne Lebonnois, cogĂ©rante de l’auberge de Poil. Nous recevons des gens qui traversent la France et qui, pour faire une Ă©tape, se disent allez, on va dormir Ă  poil ! » On ne peut pas Ă©chapper aux jeux de mots », ajoute de son cĂŽtĂ© le maire de la surfer sur cette particularitĂ©, la ville a mĂȘme mis en vente des cartes postales humoristiques – allant du Je me sens bien Ă  Poil » Ă  » Un cĂąlin Ă  Poil » – dont le succĂšs n’est pour l’heure pas cĂŽtĂ© de l’auberge, on joue aussi le jeu en imprimant sur chacun des tickets de caisse du restaurant On mange bien Ă  Poil ». À Poil, on sait rire ! La preuve avec les gĂ©rants de l’auberge de la commune. ©Auberge de Poil_CAZIOT MatthieuElle a accueilli des cĂ©lĂ©britĂ©sLoin de passer inaperçue, la ville a aussi vu la venue de certaines cĂ©lĂ©britĂ©s Ă  l’instar de Doria Tillier,qui a prĂ©sentĂ© la mĂ©tĂ©o de l’émission de Canal + Le Grand Journal Ă  Poil, aprĂšs la qualification de l’équipe de France de football pour la coupe du monde 2014. Les Pictiens se souviennent sĂ»rement aussi de la venue de l’humoriste RĂ©mi Gaillard. Le rĂ©cent candidat Ă  l’élection municipale de Montpellier avait visitĂ© en 2009 le village dĂ©guisĂ© en bombe Ă  raser, balançant de la mousse sur les habitants de la ville. Pourquoi ? Car les poils, ça l’irrite »  Une ville au poilSi ce hameau joue avec son nom pour gagner en visibilitĂ©, c’est bien la nature qui l’environne qui reste la principale motivation des visiteurs pour se dĂ©placer dans la rĂ©gion. Il y a a beaucoup de gĂźtes dans le coin et ceux qui viennent y sĂ©journer constituent la plupart de notre clientĂšle l’étĂ© », confirme HĂ©lĂšne Lebonnois. Enfin, les amateurs d’exhibitionnisme risquent d’ĂȘtre déçus, car Ă  Poil, il n’ y a que les arbres, qui Ă  l’automne se dĂ©vĂȘtissent laissant tomber leurs feuilles pour faire apparaĂźtre leurs branches
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